La Fondation Sportspay entre sur le terrain avec les jeunes du FCJ Refugee Centre !

La Fondation Sportspay était fière de lancer son soutien au programme jeunesse du FCJ Refugee Centre avec une séance de soccer en avril dernier, la première d’une série d’activités prévues.

Le FCJ Refugee Centre soutient les réfugiés et les autres personnes vulnérables en raison de leur statut d’immigration depuis 35 ans, en offrant des services allant de l’aide à l’établissement et des références juridiques au counseling et à l’éducation du public. Dans le cadre de cette mission plus large, le Réseau jeunesse se démarque comme un programme dynamique dirigé par des jeunes depuis 14 ans, ouvert aux nouveaux arrivants âgés de 13 à 30 ans, peu importe leur statut d’immigration, leur identité de genre, leur langue ou leur origine.

Pendant deux heures chaque mercredi après-midi, le Réseau jeunesse FCJ se transforme en quelque chose de plus qu’un simple programme. Il devient ce qu’Anna Killham, intervenante jeunesse en lutte contre la traite des personnes au Centre, appelle un « espace sécuritaire et courageux ». C’est un endroit où les jeunes nouveaux arrivants, dont plusieurs naviguent seuls leur vie au Canada, se rassemblent non seulement pour recevoir du soutien, mais aussi pour diriger, créer, se faire entendre et grandir ensemble.

« Le Réseau jeunesse est vraiment façonné par les jeunes eux-mêmes », explique Anna. « Nous les soutenons, mais ce sont eux qui incarnent l’esprit même du réseau. Il s’agit de leur offrir l’espace et les occasions nécessaires pour se dépasser, bâtir une communauté et sentir qu’ils ont leur place dans cet espace. »

Une communauté bâtie par et pour les jeunes

Chaque semaine, des jeunes parcourent parfois jusqu’à deux heures à travers la grande région de Toronto pour participer aux rencontres. Pour plusieurs, ce trajet démontre à quel point cet espace et cette occasion de créer des liens sont devenus essentiels.

« Beaucoup des jeunes avec qui nous travaillons sont arrivés au Canada comme mineurs non accompagnés, sans parents ni tuteurs », explique Anna. « Ils recommencent leur vie à zéro, souvent sans aucun réseau ici, et essaient de naviguer seuls dans des systèmes complexes. Leur besoin de communauté est immense. »

Cette communauté est remarquablement diversifiée, avec des participants venant des quatre coins du monde. Malgré les différences de langue et de parcours, le Réseau jeunesse FCJ crée un véritable sentiment d’appartenance.

Au-delà des rencontres hebdomadaires, le groupe organise des ateliers, des sorties et des initiatives de sensibilisation — allant d’ateliers de rédaction de CV à des projections de films, des activités artistiques, des manifestations et même des ventes-débarras de financement organisées en collaboration avec le voisinage.

« Il existe un lien très fort avec la communauté locale », souligne Anna. « Nous organisons chaque année une fête de rue avec des spectacles, des cours de danse, des activités pour tous les âges et des repas préparés par les résidents du programme de logement transitoire afin de célébrer et de partager les cultures qui reflètent notre thème “Des résidents diversifiés, une seule communauté”. C’est une occasion pour les voisins de rencontrer la communauté du FCJ et de soutenir le travail que nous accomplissons. »

Le Centre est situé dans les quartiers Oakwood Village et St. Clair, qui comptent eux-mêmes une importante population immigrante composée notamment de communautés portugaises, latino-américaines et caribéennes.

Faire face à des défis importants

Bien que l’environnement soit accueillant et créatif, les défis auxquels les jeunes font face sont considérables. Plusieurs vivent de l’isolement, des barrières linguistiques, du stress financier et des situations d’emploi précaires.

Le rôle d’Anna consiste plus particulièrement à sensibiliser les jeunes à la traite des personnes et à l’exploitation au travail — des enjeux qui touchent de manière disproportionnée les jeunes nouveaux arrivants, surtout ceux qui n’ont pas de statut d’immigration stable.

« Les jeunes peuvent occuper des emplois temporaires ou devoir composer avec des barrières linguistiques, ce qui peut les rendre plus vulnérables », explique-t-elle. « Parfois, les gens ne savent pas reconnaître les signes d’alerte — comme un salaire retenu ou des conditions de travail dangereuses. »

Grâce à des ateliers mensuels et à des initiatives comme des projets de littératie numérique — où les jeunes créent des vidéos pour identifier les signes d’exploitation — le programme fournit aux participants des outils pour se protéger et soutenir les autres.

« C’est un sujet difficile », affirme Anna. « Mais c’est une réalité à laquelle plusieurs personnes font face. Nous l’abordons donc directement en mettant l’accent sur la prévention et la sensibilisation dirigées par les jeunes. »

Le pouvoir du jeu

Au milieu de ces conversations sérieuses, le Réseau jeunesse FCJ accorde également une grande importance à la joie, au mouvement et aux saines habitudes de vie. Avec le temps, les jeunes ont identifié un besoin de soutenir activement leur santé mentale grâce à l’exercice et à la communauté. Ils ont exprimé le désir d’avoir davantage d’activités physiques, particulièrement du soccer.

« Ils demandaient depuis un moment déjà une séance de football (soccer) », se souvient Anna. « Il y avait un besoin évident de combiner activité physique, santé mentale et création de liens communautaires. »

Cette occasion s’est présentée grâce à la Fondation Sportspay, qui a fait don d’équipement sportif, notamment des ballons de soccer, des ballons de basketball et des frisbees, et qui a également fourni deux membres du personnel de Sportspay, Will et Alish, pour animer la séance de soccer. Ils ont guidé le groupe à travers quelques exercices d’échauffement et des techniques de base avant d’arbitrer une partie énergique et animée.

Plutôt que d’organiser l’activité à l’intérieur, le groupe a profité d’un parc public voisin lors de l’une des premières journées chaudes et ensoleillées de la saison.

« Nous étions environ quinze », raconte Anna. « Nous avons commencé par un échauffement, puis nous avons simplement joué un match amical. Tout s’est déroulé très naturellement. »

Ce qui a le plus marqué les participants, ce n’était pas seulement le match lui-même, mais la façon dont tout le monde s’y est intégré spontanément.

« Le football est un sport tellement universel », explique-t-elle. « Pour plusieurs des jeunes, c’est quelque chose avec lequel ils ont grandi. On n’a pas besoin de grand-chose — juste un ballon et quelques repères pour faire des buts. Et soudainement, une connexion se crée. »

Plusieurs participants ont révélé un talent inattendu pour ce sport. La séance était informelle, mixte — avec davantage de femmes et de personnes de diverses identités de genre que d’hommes parmi les participants — et débordante d’énergie. Les jeunes ont également eu l’occasion d’essayer les frisbees offerts par Sportspay, une première expérience pour certains.

« La séance a finalement duré plus longtemps que prévu », raconte Anna. « Personne ne voulait partir. »

Bien plus qu’un jeu

Cet après-midi-là a parfaitement illustré l’essence même de la mission du Réseau jeunesse.

« Ce n’était pas seulement une question de jouer au soccer », explique Anna. « Il s’agissait d’être dehors ensemble, de se soutenir mutuellement et de développer une dynamique de groupe d’une manière différente. »

« La journée de soccer a complètement changé ma journée et mon humeur, parce que je ne me sentais pas bien ce jour-là. Mais je pensais que faire quelque chose dehors avec des amis pourrait m’aider à voir la vie autrement. Jouer dehors a vraiment été bénéfique pour ma santé mentale et ma condition physique », ajoute l’un des jeunes participants.

Dans un programme où les jeunes portent souvent de lourdes responsabilités et vivent des expériences difficiles, des moments comme ceux-ci apportent un équilibre — une occasion de se détendre, de créer des liens et simplement de s’amuser.

En même temps, ces activités renforcent quelque chose de plus profond : un véritable sentiment d’appartenance.

« Quand on les voit rire, travailler en équipe et s’encourager les uns les autres, on réalise à quel point ces occasions sont importantes », affirme Anna. « Cela renforce la communauté qu’ils bâtissent déjà semaine après semaine. »

Regarder vers l’avenir

Alors que le FCJ Refugee Centre continue d’élargir sa programmation — notamment en explorant des options hybrides afin de rejoindre les jeunes à l’extérieur du centre-ville — des partenariats comme celui avec la Fondation Sportspay jouent un rôle important.

Mais pour Anna, l’essence du travail demeure inchangée.

« Cet espace existe grâce aux jeunes », affirme-t-elle. « Ce sont eux qui apportent les idées, l’énergie et le leadership. Nous sommes simplement là pour les soutenir. »

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